Alphonse Karr : LES FEMMES

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Description

Dans cette œuvre satirique, l’auteur nous dépeint avec une sévérité (qui n’est pas dans l’air de notre temps…) certains traits de caractères des femmes: « Lorsque les femmes me choquent, c’est lorsque, cédant à une mode ridicule ou à une idée fausse, elles semblent s’efforcer d’être moins femmes, – c’est lorsqu’elles veulent se dépouiller de quelques-uns de leurs charmes, et s’exposent à perdre de leur précieux empire et de leur chère tyrannie…

Biographie de l’auteur

Alphonse Karr est le fils du pianiste compositeur munichois Henri Karr. Il étudie à Paris au collège Bourbon[] (ancien nom du Lycée Condorcet) et dès l’âge de vingt ans, y enseigne quelque temps, en tant que professeur suppléant. Il abandonne l’enseignement pour s’adonner à la poésie, et n’écrit qu’en vers. Il espère alors gagner sa vie grâce à ses poèmes, et envoie une pièce en vers au journal Le Figaro, lequel lui répond que ses vers ne seront pas publiés, et lui conseille d’écrire en prose.

Alphonse Karr décide de travailler ses textes en prose, pour pouvoir avoir un revenu. Il réécrit Sous les tilleuls en prose, et se fait publier. C’est ainsi qu’en 1832, à l’âge de 24 ans, il débute dans la littérature avec son roman le plus célèbre, Sous les tilleuls, paru en deux volumes, qui lui valut son entrée au Figaro.

Il se marie « fort jeune », sa femme obtient sa demande de séparation par le tribunal. Ils ont une fille, Thérèse, née dans le milieu des années 1830. Thérèse Karr écrira des courts récits, des romans, et fera des traductions depuis l’allemand. Elle écrira aussi sous divers pseudonymes, comme celui de Pierre Rosenkranz.

En 1836, il participe à La Chronique de Paris, fondée par Honoré de Balzac, dont la parution ne durera que six mois, mais qui fut un joyeux intermède. Ami de Victor Hugo, il est un auteur dans la veine romantique. Son roman Histoire de Romain d’Étretat fait connaître Étretat, où il se rendait souvent. Par ses écrits et son réseau d’amis (des artistes, des romanciers…), il contribue aussi à la réputation de Trouville et d’Honfleur. On peut même le considérer comme l’“inventeur” d’une autre station balnéaire normande, celle de Sainte-Adresse près du Havre, dont il est le conseiller municipal de 1843 à 1849 et dont il fait le lieu de plusieurs romans.

Parallèlement à ses articles au Figaro, il écrit également dans les revues Entr’acte, la Revue de Paris et Le Corsaire, puis il signe des feuilletons dans La Presse et Le Siècle. Il devient ensuite rédacteur en chef au Figaro, de 1836 à 1838.

De 1839 à 1849, il publie une revue satirique : Les Guêpes, dont il est l’unique rédacteur, dans lequel il vitupère contre la plupart des célébrités de son époque. C’est le second succès phénoménal de sa carrière littéraire[2]. En 1843, il relate dans le Siècle le drame de Villequier, au cours duquel Léopoldine Hugo et son mari Charles Vacquerie meurent dans un naufrage sur la Seine. C’est par cet article que Victor Hugo, alors en voyage dans les Pyrénées, apprend la mort de sa fille et de son gendre.

Il participe également au journal L’Événement, quotidien créé par Victor Hugo en 1848, et qui parut jusqu’en 1851.

En 1840, au cours d’une visite au salon littéraire de Louise Colet, il fait allusion aux amours de la maîtresse de maison avec Victor Cousin, celle-ci furieuse lui donne dans le dos un coup de couteau de cuisine. Blessé sans gravité, il ne porte pas plainte mais exposa le couteau sur le mur de sa chambre du no 46 rue Vivienne avec cette inscription : Donné par Louise Colet…dans le dos.

Pour Karr, opposant à la monarchie constitutionnelle, l’abdication du roi Louis-Philippe puis l’instauration de la IIe République en 1848 est une bonne nouvelle. Il échoue de peu à être député de la Seine-Inférieure. Il fonde Le Journal pour soutenir le général Louis Eugène Cavaignac mais le périodique ne dure que trois mois. Le coup d’État de 1851 par Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III, l’oblige à se retirer sur la côte d’Azur, alors située dans le royaume de Piémont-Sardaigne. Il s’installe précisément à Nice, où, tout en continuant à écrire, il loue une propriété agricole dans le quartier Saint-Étienne. Il développe une activité de floriculture (1853 à 1867). Et avec succès, au 8 place du jardin Public (aujourd’hui Jardin Albert-Ier), il ouvre un magasin de vente de bouquets de fleurs, de fruits et légumes, destiné à une clientèle d’hivernants. Son intérêt et sa connaissance des jardins expliquent qu’une poire, la Poire Alphonse Karr, et un bambou, le Bambusa multiplex Alphonse Karr et un dahlia ont été nommés en son souvenir. Toujours ironisant, il a publié un traité intitulé Comment insulter les plantes en latin.

Sa fille Jeanne naît en 1852. Elle se marie avec le peintre, photographe et architecte Léon Bouyer. Ils auront trois enfants, Suzanne l’aînée (nom d’épouse Gauvin), Alphonse né en 1872, puis Violette, née en 1875. Violette Bouyer-Karr publiera plusieurs romans et nouvelles, et sera membre puis secrétaire de la Société des Gens de Lettres.

Il quitte Nice en 1865, exproprié par la construction de la gare SNCF de Nice-Ville, et il s’installe à Saint-Raphaël (Var). Son dernier succès littéraire, l’Esprit d’Alphonse Karr, est une simple compilation de ses bons mots.

En 1870, il assiste la famille Bayon dans l’affaire Guillaume Bayon, à Saulce-sur-Rhône, une affaire criminelle jugée par la Cour d’assises de la Drôme, le 27 avril 1870. En mars 1871, il publie une lettre ouverte (JO de la Commune de Paris, 6 mars) très réticente à Thiers et proposant des mesures républicaines très radicales (suppression de l’armée, mise en loterie des biens de la couronne, etc.)

En 1882, la Ligue populaire contre la vivisection se créait, le président d’honneur était Victor Hugo et le président en exercice l’écrivain Alphonse Karr. Comme la SPA, créée en 1845, cette société allait veiller à la stricte application de la loi Grammont. Cette loi, qui avait été votée le 2 juillet 1850 par l’Assemblée nationale, punissait d’une amende de un à quinze francs, mais aussi de un à cinq jours de prison « les personnes ayant exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les animaux domestiques », une précision était apportée : la peine de prison sera toujours appliquée en cas de récidive.

Alphonse Karr aimait jouer aux dominos et était membre du club des dominotiers, fondé vers 1838 par le sculpteur Dantan jeune.

Il avait été nommé en 1845 chevalier de la Légion d’honneur.

Malade depuis plusieurs jours d’une fluxion de poitrine[12], il meurt à l’âge de 81 ans, en septembre 1890 dans sa villa de Saint-Raphaël, appelée « Maison Close », aux côtés de sa fille Jeanne, son gendre Léon, et ses petits-enfants. Il est enterré au cimetière tout proche, auquel la commune donnera son nom, sous une tombe en forme de tronc d’arbre.

Viendront reposer auprès de lui sa fille Jeanne (1852-1929), son gendre Léon Bouyer (1844-1916) et un de leurs enfants, son petit-fils Auguste (1874-1920).

Sa petite-fille, l’écrivain Violette Bouyer-Karr (1875-1975), née à la « Maison Close », « se vit dans l’obligation de gérer le domaine légué par ses parents ». En 2014, un essai lui est consacré L’humble Violette, femme forte, écrit par Françoise Grosjean.[

Vous pouvez télécharger le livre au format Pdf par le lien ci-dessous :

karr_les_femmes

Source : wikipédia

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